« Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d explication ; c était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j avais déjà le cSur serré devant une joie si facile. J appris plus tard, en apprivoisant l absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu elle soit console. La mer console toujours. » Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés& Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font.